lundi 17 juin 2013

Le second pont remis en cause

 Le second pont remis en cause

Le projet visait à améliorer la circulation

 Gargenville, mardi. Ce pont doit normalement être doublé par un nouvel ouvrage à l’horizon 2020-2030. Mais le projet pourrait capoter. Il n’est plus estimé comme prioritaire par le conseil régional.


 

Gargenville, mardi. Ce pont doit normalement être doublé par un nouvel ouvrage à l’horizon 2020-2030. Mais le projet pourrait capoter. Il n’est plus estimé comme prioritaire par le conseil régional. | (LP/M.G.)     

Automobilistes, il vous faudra peut-être encore patienter une quarantaine d’années avant de constater une amélioration du trafic routier dans la région de Gargenville.

Le projet de liaison connu sous le nom de C13-F13 a disparu de l’ébauche du Sdrif, le document rédigé par le conseil régional d’Ile-de- qui prévoit les constructions de routes et de logements pour les vingt prochaines années.

Cette liaison doit relier l’autoroute A13 au Val-d’Oise, grâce à un nouveau pont construit sur la Seine à hauteur de Gargenville. Elle est très attendue car elle permettrait de fluidifier un secteur asphyxié aux heures de pointe, avec notamment le trafic des poids lourd en transit vers le nord de la .
 
Cet « oubli » provoque la colère de nombreux élus, de Mantes-la-Jolie à Limay en passant par Houdan. Il offre également l’occasion d’un affrontement entre les écologistes du conseil régional et les représentants du conseil général des Yvelines.
 
En 2011, l’assemblée départementale avait annoncé son intention de réaliser le premier tronçon de cette rocade en finançant la construction du nouveau pont à Gargenville. Le chèque de 250 M€ était prêt.
 
Mais pour le conseil régional, cette route n’est plus prioritaire. « Pour être précis, nous nous opposons à la partie nord de cette liaison, confirme Jean Mallet, conseiller régional (EELV). Les études prévoyaient des choses insensées au cœur du parc du Vexin. À l’inverse, le franchissement de la Seine grâce à un nouveau pont, je ne suis pas contre. »
 
« L’un ne va pas sans l’autre. Je ne suis pas persuadé que le conseil général apporte autant d’argent pour construire un pont qui ne débouchera sur aucune route », répond, remonté, Jean-Luc Santini, conseiller régional ().

De nouvelles discussions dans quinze jours

Jean-Marie Tétart, député (UMP) et élu chargé des routes au conseil général des Yvelines s’emporte lui aussi. « Sur la forme, ce n’est pas correct car nous avions quasiment trouvé un consensus avec les maires concernés. Sur le fond, c’est incompréhensible. Je ne donne pas cher de l’actuel pont de Gargenville lorsque la gare d’Épône, tout proche, accueillera le RER E.
 
Mais je reste persuadé que ce projet se fera quand même car il est d’une absolue nécessité. Une réunion est d’ores et déjà programmée dans quinze jours pour en rediscuter. »

La version définitive du Sdrif n’est pas encore validée et l’enquête publique qui lui est dédiée permet d’entretenir l’espoir.

Mais ce énième rebondissement alimente la triste chronique du C13-F13 -qui a depuis changé de nom- dont les premiers espoirs de réalisation remontent aux années 1970. S’il devait voir le jour en 2050, à la suite du prochain Sdrif, comme le redoutent les plus pessimistes, le projet aura mis presqu’un siècle à se conclure.
 
Le Parisien  MEHDI GHERDANE | Publié le 11.04.2013  
 
 
LA DEFENSE GARGENVILLOISE 

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